BHV

BRUXELLES- CAPITALE - ANNEXION DU PAYOTTENLAND ?

A l'instar de beaucoup de problèmes, à première vue compliqués, la question BHV est d' une simplicité qui contraste avec ce que VRT et RTBf nous content journellement au journal, entre 19:00 et 21:00 heures.

Willy Alenus - Oostende

Depuis 1980 la Belgique est un Etat fédéral, se composant de régions, de communautés et de régions linguistiques. Mais les antiques provinces ont été conservées, - nous avons même bénéficié de la création d' une dixième province. Le ci-devant Brabant est à présent divisé en Brabant wallon, - Bruxelles est devenu Bruxelles- capitale et possède, en droit, un statut bilingue avec, sur papier, les mêmes droits pour francophones et néerlandophones, - enfin, la province du Brabant flamand se compose, d' une part, de Louvain et d' autre part, de Hal- Vilvorde mais, pour notre malheur, ce dernier arrondissement stratégique héberge SIX communes flamandes, dites périphériques ou « à facilités » (Kraainem, Wemmel, Linkebeek, Drogenbos, Wezembeek- Oppem et Sint- Genesius- Rode). Elles représentent une population estimée à soixante- dix mille habitants, dont soixante à soixante- dix pour cent seraient francophones qui, dans un passé récent, auraient affirmé la volonté d' émettre leur voix en faveur de candidats francophones qui illustrent les listes électorales bruxelloises.

CIRCONSCRIPTIONS ELECTORALES PROVINCIALES

A l' occasion de la naissance de la plus récente loi électorale, des efforts ont été déployés en vue de faire coïncider au maximum les limites des circonscriptions électorales avec les limites des provinces (pour les Limbourgeois, le Limbourg) et, pour ce qui est de Bruxelles, avec les limites de Bruxelles- capitale. Mais c' est alors et à ce stade que le législateur et les Flamands se sont heurtés à l' opposition et à la mauvaise volonté des francophones, - c' est ainsi que l' arrondissement électoral de Louvain épouse encore toujours les limites de l' arrondissement administratif du même nom. Par ailleurs, une tentative gouvernementale de créer une circonscription dite provinciale, au départ de Louvain en y ajoutant Bruxelles et Hal- Vilvorde, a été descendue en flammes par la Cour d' Arbitrage, - cette juxtaposition d' arrondissements hétéroclites étant jugée contraire à l' orthodoxie fédérale. Enfin, la circonscription électorale "Bruxelles- Hal- Vilvorde", un résidu des anciennes lois électorales étant contraire à la Constitution, doit être scindée en 'Bruxelles', d' une part et en 'Hal- Vilvorde, d' autre part. De sorte que l' arrondissement Hal- Vilvorde puisse aller rejoindre l' arrondissement de Louvain et constituer avec celui- ci la circonscription électorale du Brabant flamand, une construction (enfin) en conformité avec les exigences de la Constitution et des lois du peuple belge. OUF !

ANNEXION DE LA PERIPHERIE FLAMANDE

C' est précisément contre la future circonscription électorale du Brabant flamand, = conforme à la Constitution, que plusieurs francophones montent aux créneaux. Parce que, selon eux, les francophones domiciliés en terre de Brabant flamand, ONT LE DROIT DE CONTINUER A VOTER POUR DES CANDIDATS FRANCOPHONES A BRUXELLES.

Et si cela ne peut se faire, toujours dans leur logique, alors les « six communes flamandes à facilités » doivent être détachées du Brabant flamand et rattachées à la circonscription électorale bilingue de Bruxelles- capitale. Qui deviendrait ainsi une circonscription électorale bilingue, composée de 25 communes précédemment flamandes en lieu et place des présentes 19 communes historiquement flamandes.

Mais la position francophone quasi- unanime est entachée de mauvaise foi,- « kwade trouw ». Mardi dernier Elio Di Rupo mettait l' accent sur les «droits» des francophones. La réponse à cette revendication s' impose,- « le droit à la propriété est un droit encore plus 'sacré' que le 'droit' du francophone habitant le Brabant flamand, mais en rupture d' intégration, d' aller porter son vote à Bruxelles- capitale mais, ce nonobstant, le droit à la propriété, tout droit, peut être exproprié, notamment pour cause d' utilité publique. »

La Flandre est tout disposée à payer le prix de l' expropriation d' un 'droit' intellectuel, d' une servitude, à plus forte raison qu' elle a toujours donné l' exemple de la solidarité fédérale, - depuis des décennies sous la forme des fameux 'transferts' et bientôt, dans le cadre du re-financement de l' éducation nationale francophone.

REVOLTES EN BELGIQUE FRANCOPHONE ?

Mais que se passera-t-il si les francophones restent sur leur position (annexion d' une partie du Brabant flamand) et que, cette fois- ci, les Flamands refusent de céder ? Dans ce cas rien ne change mais, de cause à effet, toutes opérations électorales à venir sont contraires à la Constitution et, comme dit le serment, aux lois du peuple belge.

Combien de temps cet état de « hors- la- loi » peut- il durer ? A cette question il est impossible de répondre, - ce qui est de notoriété publique c' est que, si les Flamands n' avaient pas cédé en 1950, lors de la révolte de la Wallonie et des socialistes bruxellois (question royale), que la Belgique serait aujourd'hui une structure confédérale plutôt décousue ; - si les Flamands n' avaient pas cédé en 1960, lors de la révolte de la Wallonie et des socialistes bruxellois contre la loi dite unique, la Flandre et la Wallonie seraient aujourd'hui une Confédération, proche de l' Union Personnelle, la Flandre et la Wallonie ressemblant alors à la Tchéquie et à la Slovaquie.

Mais si l' on prend comme point de référence les attitudes rancunières de Joelle Milquet, Olivier Maingain, Philippe Moureaux, Elio Di Rupo et tutti quanti, qui ne comprennent même pas que la Wallonie, libérée de la Flandre, serait tout aussi obérée que les soeurs latines, l' Argentine et le Mexique, alors le divorce belge paraît inéluctable.

La Flandre ne dynamitera pas la Belgique, - ce sont uniquement les francophones qui puissent le faire. Et si l' opération a échouée en 1950 et 1960, cela ne comporte aucune garantie que l' opération ratera derechef.

Il est effrayant de constater que les francophones s' imaginent être en position de force, alors qu' à la vérité il se trouvent en 'position' argentine, mexicaine ; les susdites nations latino- américaines sont maintenues en état de survie, tout d' abord par la grâce de la Banque Mondiale.

Willy Alenus, Oostende++

(l' auteur est francophone d' origine, Elisabethville, Congo belge)

AANHECHTING PAYOTTENLAND BIJ BRUSSEL ?

Zoals vele op het eerste gezicht ingewikkelde problemen, is ook BHV zeer eenvoudig en dit in tegenstelling tot wat VRT "één" en Canvas ons bij het avondnieuws komen opdissen. België is al sedert 1980 een federale Staat, met gewesten, gemeenschappen en taalregio' s, maar de provincies zijn bewaard gebleven, - er is er zelfs eentje bijgekomen. Het vroegere Brabant is opgedeeld in Waals- Brabant, Brussel is het hoofdstedelijke gewest geworden en heeft, in rechte, een tweetalig statuut met, op papier, dezelfde rechten voor Nederlands- en Franssprekenden, - Vlaams- Brabant bestaat uit de bestuurlijke arrondissementen Leuven enerzijds en Halle- Vilvoorde anderzijds maar, spijtig genoeg, liggen in dat strategische arrondissement Halle- Vilvoorde, ZES Vlaamse, zogeheten rand- of faciliteiten- gemeenten (Kraainem, Wemmel, Drogenbos, Linkebeek, Wezembeek- Oppem en Sint- Geneisus- Rode), met een bevolkingsaantal van circa 70.000 inwoners, waarvan er zo een 60 tot 70 procent Franstalig zouden zijn (er bestaat geen talentelling) en die in het recente verlden zouden bewezen hebben voor Franstalige kandidaten op Brusselse verkiezingslijsten te willen stemmen.

Provinciale kieskringen

Ter gelegenheid van het tot standkomen van de jongste kieswet, werd geprobeerd de kieskringen binnen dewelke iedere burger moet gaan stemmen, zoveel mogelijk te doen samenvallen met de grenzen van de provincies (de Limburgers in Limburg) en wat Brussel betreft, met de grenzen van het hoofdstedelijke gewest. Maar daar en toen zijn de wettenmakers en de Vlamingen gestuit op de onwil en de tegenkanting van de Frans- sprekenden, - het bestuurlijke arrondissement Leuven blijft dus ook kiesarrondissement Leuven. Maar ook een poging één kieskring te maken van het arrondissement Leuven plus Brussel, plus het arrondissement Halle- Vilvoorde, werd afgeschoten door het Arbitragehof. Dus moet de met de grondwet strijdige kieskring "Brussel plus het arrondissement Halle- Vilvoorde", gesplitst worden in Brussel enerzijds en Halle- Vilvoorde anderzijds, waarna het arrondissement Halle- Vilvoorde kan worden gevoegd bij het arrondissement Leuven, zodat er dus eindelijk de met de grondwet in regel zijnde provinciale kieskring Vlaams- Brabant tot stand komt. OEF !

Annexatie van de Vlaamse rand

Uitgerekend tegen deze toepassing van de grondwet lopen de Franssprekenden storm, omdat volgens hen, de Franssprekenden in VLAAMS- Brabant MOETEN KUNNEN BLIJVEN STEMMEN VOOR FRANSTALIGEN IN BRUSSEL. Indien dat niet kan, volgens hen, dan moeten die zes Vlaamse faciliteiten- gemeenten losgemaakt worden van VLAAMS- Brabant en bij het tweetalige, hoofdstedelijke gewest Brussel worden aangehecht, dat dan een tweetalige kieskring wordt met 25 voormalige Vlaamse gemeenten, in de plaats van de huidige, 19 voormalige Vlaamse gemeenten.

Het unanieme Franstalige standpunt is te kwader trouw, het is gebaseerd op "mauvaise foi". Verleden dinsdag legde Elio Di Rupo de klemtoon op de "rechten" van de Frans- sprekenden. Het antwoord daarop is,- "het eigendomsrecht is ook een recht, een veel heilger recht dan het "recht" van de niet- geïntegreerde anderstaligen om in Brussel te gaan stemmen, maar toch kan het eigendomsrecht onteigend worden, - om redenen van openbaar nut." En Vlaanderen zal voor die 'onteigening" de prijs betalen die daarvoor moet worden betaald en die in de praktijk reeds wordt betaald, = de financiële transfers van Vlaanderen naar Brussel en Wallonië en binnenkort de redding van het Franstalige onderwijs

Révoltes in Franstalig België ?

Maar wat gebeurt er indien de Franssprekenden op hun standpunt blijven (annexatie van een stuk Vlaams- Brabant) en de Vlamingen dit keer niet toegeven ? Dan blijft alles zoals het nu is, maar dan zijn wél alle toekomstige verkiezingen in België strijdig met de grondwet en met de wetten van het Belgische volk.

Hoe lang kan zo een rechtloze toestand duren ? Dat weet ik niet, - het enige wat ik kan zeggen is dat, indien de Vlamingen niet hadden toegegeven in 1950, ter gelegnheid van de opstand van Wallonië en de Brusselse Socialisten (koningskwestie), Vlaanderen en Wallonië vandaag hooguit een losse Confederatie zouden zijn, - dat indien de Vlamingen niet hadden toegegeven in 1960, ter gelegenheid van de opstand van Wallonië en de Brusselse Socialisten tegen de éénheidswet, Vlaanderen en Wallonië vandaag een losse Confederatie zouden zijn, elk lid bijna zo onafhankelijk als Tsjechië en Slowakije.

En als ik voortga op de haatdragende reacties van Joëlle Milquet, Olivier Maingain, Phlippe Moureaux, Elio Di Rupo et tutti quanti, die niet eens beseffen dat Wallonië, zonder Vlaanderen, net zo bankroet is als de Latijnse zuster- landen Argentinië en Mexico, dan lijkt de scheiding onvermijdelijk. Niet Vlaanderen zal België opblazen, alleen de Frans- sprekenden kunnen dat en indien deze operatie in 1950 en in 1960 is mislukt, dan is dat nog geen garantie dat het ook dit keer zal mislukken.

Het is angstaanjagend om aan te zien dat de Franssprekenden zich in een machtspositie wanen, daar waar zij zich in een Argentijnse, in een Mexicaanse "positie" bevinden, - deze Latijns- Amerikaanse landen worden in het leven gehouden, om te beginnen door de Wereldbank.

Willy Alenus, Oostende++

(de auteur is Franstalig van oorsprong, Elisabethstad, Belgisch- Kongo)